Surconsommation : 5 questions à se poser avant un achat

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Envie de devenir un écocitoyen ? Voici cinq points que je trouve essentiels si on veut s’engager dans une démarche de développement durable. Ce sont des questions à se poser avant un achat, quel qu’il soit.

C’est donc assez simple à mettre en pratique puisque des achats, vous en faites sans doute tous les jours (ça va vite : un café, un sandwich, des chaussures, un bibelot, …).

1) Ai-je réellement besoin de ce produit ?

Oui, c’est basique. Mais vous devez connaître comme moi les méfaits de la surconsommation.

Un exemple parmi tant d’autres : 73 jeans sont vendus dans le monde toutes les secondes alors que la culture du coton est une de celle qui consomme le plus d’eau potable.

Êtes-vous sûr d’avoir besoin d’une énième toile bleue au fond de votre placard ?

En vous posant cette question, vous vous rendrez vite compte que vous avez finalement beaucoup d’envies et peu de besoins. Il y a un équilibre à trouver entre se faire plaisir occasionnellement et devenir esclave de la société de consommation.

Et puis comme disait votre grand-mère : on peut toujours faire de ses mains au lieu d’acheter, et réparer au lieu de jeter.

Sur ce qui est de jeter, d’ailleurs, si vous pouvez éviter le jetable, c’est bien mieux. Un beau rasoir bien solide plutôt qu’une dizaine de bouts de plastique qui vous écorchent la peau, des disques démaquillants en tissu lavable plutôt qu’en coton, etc. La nature vous dit merci.

2) Ai-je besoin d’acheter ce produit ?

C’est vrai, vous n’en avez pas marre de sortir votre portefeuille huit fois par jour ? D’acheter à des inconnus des objets sans âme et sans histoire ?

Bon, je n’essaye pas de faire l’apologie du vol à l’étalage (à éviter, tout de même), mais posez-vous la question. On réalise mal tout ce qu’on peut obtenir gratuitement ou à moindres frais.

Tenez, par hasard, vous n’auriez pas une sœur, un cousin, des amis qui ont gardés les vêtements en bon état mais trop petits de leurs enfants ? Si ? Alors en un coup de téléphone vous pouvez refaire la garde-robe de vos pitchouns.

Je pense aussi au troc. Personnellement je me suis inscrite sur le réseau myrecyclestuff grâce auquel je suis en contact avec des gens de ma région qui ont des objets à échanger.

Et je n’oublie pas les vides-greniers et les brocantes, dans lesquels je trouve des trésors pour trois fois rien !

3) D’où vient ce produit ?

Combien de kilomètres a fait votre T-shirt pour venir jusqu’à vous ? Savez-vous à qui vous l’achetez, par qui il a été fabriqué et dans quelles conditions ?

La question est complexe, je vous l’accorde. La réponse l’est moins. La preuve avec quelques recommandations simples : privilégiez les circuits courts, les commerces de proximité, les produits de saison et les marques en lesquelles vous avez confiance.

En clair ? Achetez de préférence des produits fabriqués près de chez vous, et dans la mesure du possible faites vos courses au marché, chez le boulanger, le boucher, etc. Vous pouvez également vous référer aux labels de l’agriculture biologique et du commerce équitable (articles sur ce blog, ici et là) pour faire vos choix de consommation. Les labels du commerce équitable vous aideront particulièrement pour les produits qui peuvent difficilement être produits au coin de la rue (café, chocolat, thé, etc).

Cette réflexion va souvent vous amener à vous tourner vers des produits plus chers. Inutile de le nier. Toutefois si vous vous posez bien les deux premières questions avant chaque achat, vous libérez un budget conséquent pour des produits de qualité.

4) Suis-je sûr(e) que ce produit est bon pour ma santé et pour celle des autres ?

Premier réflexe : s’il y a un de ces logos sur l’emballage du produit, la réponse à la question est non.

Vous l’aviez compris tous seuls, me direz-vous. Ces logos sont présents sur une écrasante majorité des produits d’entretien, et à moins de renoncer à l’hygiène/ la salubrité de vos logis, difficile de les boycotter. On n’en demande d’ailleurs pas tant. Il faudrait les remplacer de préférence par des produits écologiques non toxiques (un des plus connus : le vinaigre blanc) . Quand ce n’est pas possible, utilisez vos produits dangereux avec précaution, à un rythme et en quantités raisonnables.

5) Cet emballage est-il écologique ?

Premier indice : l’emballage disproportionné.

Le suremballage en carton des packs de yaourts. Les sachets de chips à moitié remplis. La bouteille de tabasco dans sa boîte en carton. Bon, vous n’achetez peut-être pas de tabasco. Mais vous connaissez sûrement les emballages en poupées russes dont je parle.

Il parait qu’on pourrait faire changer les marques de comportement. Comment ? En se débarrassant systématiquement des suremballages une fois passé la caisse du supermarché. Oui, vous avez le droit de gaver les poubelles du Super U jusqu’à l’indigestion. En espérant qu’à force de payer des heures sup aux femmes de ménage, les hyper finissent par en toucher deux mots à leurs fournisseurs.

Deuxième indice : l’emballage individuel.

Je ne cacherai pas ma subjectivité, je hais les emballages individuels. La compote en pots de yaourt, pourquoi, mais pourquoi ? Je vous en prie, la prochaine fois que vous faites vos courses, pensez à moi et à mes névroses. Choisissez le kilo de compote en bocal.

À noter : Avec les nouvelles encres d’impression bio, la couleur de l’emballage n’est plus un indice. Au contraire, beaucoup de jeunes marques engagées cherchent à casser l’image du bio tristounet emballé dans son papier kraft. Malheureusement, beaucoup d’autres marques moins fiables (comme les marques bio de distributeurs) essaient de vous faire croire, à grand renfort d’emballages sobres voire moches, qu’elles sont plus bio que les autres. C’est connu, l’habit ne fait pas le moine.

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